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Assurance-vie : caractéristiques, fonctionnement et fiscalité

Publié le | 15 minutes

En bref

Accessible à toute personne majeure, l’assurance-vie fait partie des solutions d’épargne avantageuses. Elle permet de se constituer un capital ou de transmettre un patrimoine à ses proches. Voici ce qu’il convient de savoir sur ce produit d’assurance.

  • Trois formes de contrat différentes sont disponibles : les contrats vie, décès et mixte (vie-décès). Chacune d’elles présente un cadre d’application et des caractéristiques propres.
  • Les sommes que vous placez sont investies dans des placements financiers (fonds en euros, en unités de compte ou multisupports) aux rendements et aux risques variables. Au moment de la souscription, vous choisissez votre formule.
  • Il est possible d’alimenter un contrat de nombreuses façons (périodiquement, librement ou par un versement unique) et sans limite de montant.
  • Seuls les gains générés par les placements sont imposables au moment du rachat partiel ou total. Ils sont soumis au prélèvement forfaitaire unique. 
2 personnes en train de choisir leur assurance vie 2 personnes en train de choisir leur assurance vie - Illustration : Partners Finances

L’assurance-vie est un produit d’épargne et d’assurance à moyen et long terme, qui présente des caractéristiques et un fonctionnement particuliers.

Dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, vous versez des primes à un assureur, qui s’engage en contrepartie à fournir une rente ou un capital, soit à vous en tant qu’assuré, soit au(x) bénéficiaire(s) du contrat.

Voici les principales caractéristiques de ce produit : 

  • À la souscription, vous effectuez un versement initial. Vous pouvez ensuite alimenter le fonds, sans limite de montant, de façon régulière (mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle) ou non (versement libre en fonction de votre capacité d’épargne ou unique au moment de la souscription du contrat).
  • Les sommes mises de côté, appelées primes ou cotisations, génèrent des intérêts, ce qui augmente mécaniquement le capital.
  • Vous pouvez à tout moment clôturer votre contrat (on parle de rachat total) ou effectuer des retraits (rachat partiel). Vous pouvez ainsi récupérer les sommes mises de côté et leurs éventuels intérêts, après déduction des frais (dossier, gestion, arbitrage…).

Toute personne majeure, en capacité juridique de le faire, peut souscrire un contrat d’assurance-vie.

Il existe trois types de contrats d’assurance : vie, décès ou mixte (vie et décès).

Avec ce contrat, vous constituez une épargne régulière que vous récupérez à un âge déterminé (plafond que vous fixez librement). À la fin du contrat, vous recevez de l’assureur soit une rente soit un capital. 

L’info en plus : 

En règle générale, ce type d’assurance-vie se complète d’un contrat décès. Ainsi, si l’assuré décède avant l’âge fixé, l’assureur verse à ses bénéficiaires les sommes épargnées.

Il sert à prévoir une protection pour vos bénéficiaires au moment de votre décès, sous la forme d’un capital ou d’une rente. Il peut être dit “temporaire” ou “vie-entière”.

  • Contrat temporaire décès : l’assurance se déclenche lorsque le décès survient pendant une période déterminée (avant la fin d’un prêt bancaire par exemple).
  • Contrat vie entière : l’assurance s’applique quelle que soit la date de décès de l’assuré.

L’info en plus : 

Le tarif d’un contrat d’assurance décès vie-entière se base sur l’espérance de vie de l’assuré au moment de la souscription.

Il permet à la fois de se constituer une épargne et de prévoir une protection.

  • À la fin du contrat, si vous êtes en vie, l’assureur vous fournit une rente ou un capital.
  • Si vous décédez avant le terme, il verse une rente ou un capital aux bénéficiaires désignés.

L’assureur va placer l’argent de votre assurance-vie sur différents supports financiers pour le faire fructifier, soit dans des fonds en euros, soit dans des produits du marché financier (obligations, actions, immobilier…). Au moment de souscrire votre contrat, il vous propose différentes formules, qui vont déterminer le rendement et la sécurité de votre épargne.

Il ne propose qu’un seul support d’investissement. 

  • Les sommes versées sont investies dans un fonds en euros sans risques (comme pour un compte épargne classique). 
  • Votre capital est garanti à tout moment, les intérêts générés sont acquis définitivement.

Les sommes versées sont valorisées en unités de compte (pas en euros comme pour les fonds en euros).

  • Elles sont investies dans des produits financiers liés à la bourse, tels que des actions, des obligations, des parts de SCPI (société civile de placement immobilier…).
  • La valeur des fonds varie selon les marchés financiers.
  • Seul le nombre d’unités de compte est garanti (pas leur valeur).

Il intègre plusieurs supports d’investissement.

  • Vos versements sont placés dans des fonds en euros et dans des unités de compte La valeur des fonds investis dépend de l’évolution des marchés financiers.
  • Ces supports peuvent générer plus d’intérêts, mais ils s’assortissent aussi de risques de perte en capital plus grands.

Caractéristiques et avantages des supports d’investissement des contrats d’assurance-vie

Support d’investissement Caractéristiques Avantages
Fonds en euros
  • Capital garanti
  • Intérêts acquis définitivement
  • Rendement modéré
Pas de risque de perte en capital
Unités de compte
  • Capital non garanti
  • Diversification des supports
Rendement potentiellement plus intéressant

Le contrat d’assurance-vie présente plusieurs points forts.

  • Il permet de se constituer une épargne sur le long terme, en vue de préparer ou d’améliorer sa retraite via un capital ou des rentes régulières versées jusqu’à la fin de votre vie.
  • Il sert à diversifier son patrimoine (il est préférable de disposer d’investissements variés (immobilier, épargne, action…) plutôt que de mettre tout votre argent sur un seul type de placement.
  • Il est aussi utilisé pour transmettre un patrimoine à ses proches.

L’assurance-vie est aussi appréciée pour son cadre fiscal avantageux pour l’assuré comme pour les bénéficiaires du contrat.

L’imposition s’applique sur les intérêts générés au moment du retrait partiel ou total des sommes. Ces intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) dont le taux varie selon la date de retrait.

  • Si vous retirez des sommes huit ans après l’ouverture de votre contrat d’assurance-vie, le PFU s’élève à 24,7 % (7,5 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux) si le montant est inférieur à 150 000 €. Vous bénéficiez de plus d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour les couples) sur les gains générés.
  • Par contre, si vous effectuez des retraits sur un contrat de moins de huit ans, le PFU atteint 30 % (12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). 

L’info en plus : 

Dans certains cas, vous pouvez être exonéré de toute imposition sur les gains de votre contrat d’assurance-vie, notamment en cas : 

  • de licenciement (à condition d’être inscrit à France Travail) ;
  • de cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire ;
  • de mise à la retraite anticipée ;
  • d’invalidité de 2e ou 3e catégorie de la Sécurité sociale.


Si vous optez pour le versement d’une rente viagère (option irréversible), plutôt que celui d’un capital, celle-ci est imposable (au titre de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux) en partie seulement et en fonction de votre âge au moment du premier versement de la rente.

  • Si vous avez moins de 50 ans, 70 % du montant de la rente est imposable.
  • Si vous avez entre 50 et 59 ans, la part imposable passe à 50 %
  • Si vous avez entre 60 et 69 ans, elle diminue à 40 %.
  • Et si vous avez plus de 69 ans, la part imposable est fixée à 30 %.

Les sommes versées aux bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie ne sont pas considérées comme faisant partie de la succession du défunt. En effet, l’assurance-vie permet de transmettre un capital pouvant s’élever à 152 500 € par bénéficiaire sans avoir à régler de frais de succession, et même si le bénéficiaire n’a aucun lien de parenté avec le souscripteur.

Pour les sommes supérieures à 152 500 €, la fiscalité dépend principalement de l’âge de l’assuré au moment du versement des primes : 

  • avant ses 70 ans : après abattement de 152 500 €, les sommes perçues par chaque bénéficiaire sont taxées à 20 % jusqu’à 700 000 € et à 31,25 % au-delà ;
  • après ses 70 ans : un abattement unique de 30 500 € s’applique quel que soit le nombre de bénéficiaires.

L’info en plus : 

Si le bénéficiaire du contrat d’assurance-vie est votre conjoint, votre partenaire de PACS ou encore vos frères et sœurs (sous certaines conditions, il ne sera redevable d’aucun droit de succession, même si l’assuré décède après ses 70 ans.