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Se protéger des prélèvements bancaires frauduleux

Posté le 28 décembre 2017 à 17:00
fraude

 Une tendance de plus en plus répandue

Si se protéger contre la mise en place de prélèvements bancaires frauduleux est vivement recommandé, cela a aussi un coût. Selon Tracfin, la cellule anti blanchiment de Bercy, les escrocs sont de plus en plus nombreux à profiter de lacunes dans la règlementation européenne concernant les autorisations de paiement. De telles arnaques sont donc de plus en plus fréquentes, et il est possible de s’en prévenir, à condition parfois et selon l’établissement bancaire, de payer pour ce service.

Il faut rappeler que depuis l’existence de la norme SEPA, qui a été instaurée en 2014 et qui concerne les paiements dans l’Union Européenne, la banque émettant le paiement n’a plus besoin de vérifier la validation de l’opération par le client. Cela signifie que lorsqu’elle reçoit une demande de prélèvement, elle débite le client. Cette simplification des procédures de paiement permet donc de laisser la porte ouverte aux arnaqueurs qui en profitent largement, en lançant des autorisations de prélèvements et faux mandats.

Pour empêcher ces abus, il existe des listes noires ou blanches. La liste noire consiste à exclure des prestataires mais encore faut-il que ceux-ci y soient notés ! La liste blanche quant à elle permet de référencer tous les prestataires qui sont autorisés à faire un prélèvement sur le compte bancaire. Cela implique une mise à jour stricte de la liste à chaque nouveau prestataire bénéficiaire d’un virement. Faute de quoi, le prélèvement peut être rejeté et des frais seront prélevés sur le compte bancaire.

Le coût de ces opérations

Pour faire figurer des créanciers sur les listes noires et blanches, le client devra mettre la main au porte-monnaie dans de nombreuses banques. Avec un coût allant de 12,8 euros à 16,95 euros selon l’établissement (la Banque postale, les Caisse d’Epargne selon la région, la Bred Banque Populaire), les ajouts de bénéficiaires ne sont pas gratuits. Sauf que certaines banques proposent tout de même le service sans aucune contrepartie financière. C’est le cas de LCL, ING Direct ou encore Boursorama.

La répression des fraudes a pointé du doigt le manque d’informations que reçoivent les clients des banques à ce sujet. L’offre de lister les prestataires sur liste noire ou blanche ne figurant même pas les brochures tarifaires de certaines. Pire, elles ne permettent tout simplement pas à leurs clients de faire ces listes. Attention donc à bien vérifier si vous pouvez contrôler la périodicité de vos opérations bancaires, tout comme les conditions de remboursement en cas d’opérations frauduleuses.

Il faut savoir qu’un prélèvement non autorisé peut être contesté jusqu’à 13 mois suivant le débit, et le remboursement doit avoir lieu de suite. Quant à un prélèvement autorisé, il peut également l’être dans un délai maximum de 8 semaines.

Il est toujours bon de connaitre ses droits afin de réagir rapidement en cas de problèmes sur son compte bancaire. Certaines mesures peuvent être prise pour protéger ses finances personnelles des fraudes diverses. Si des crédits font que les sorties mensuelles pour les couvrir sont trop nombreuses, un regroupement de prêts peut être une option à envisager. Cela signifie un seul crédit à rembourser avec une mensualité qui peut être revue à la baisse* en partie grâce à un taux réaménagé favorablement. L’autre raison de la réduction du montant de la mensualité est un allongement de la durée de remboursement. Un coût total plus élevé est une autre caractéristique de cette opération financière.